Le Boréal Express, journal d'histoire du Canada 1524-1760

Notre coup de coeur du Salon du Livre 2009

Un ouvrage fascinant : Presque 50 ans après sa parution, reparution de l'une des pierres d'assise de l'édition au Québec. Le second numéro sortira au printemps prochain et le troisième et dernier à l'automne 2010.

On n'imagine pas que des historiens puissent inventer un journal avec autant de pertinente impertinence

Ajout de deux vidéos - rencontre avec Jacques Lacoursière au Salon du Livre de Montréal

Auteurs : Gilles Boulet, Jacques Lacoursière, Denis Vaugeois et  Lévis Martin

Éditeur : Septentrion, Québec


Montréal, le 6 novembre 2009


«Le Canada, une immense déception!» Ainsi s'ouvrait le second numéro du Boréal Express daté de 1543. Entrevues exclusives, dossier spécial, les journalistes concluaient que «les déceptions actuelles, les difficultés rencontrées par Jacques Cartier, l'échec de Roberval ne doivent pas être cause de l'abandon du Canada». Des journalistes au Canada en 1543? Là réside le génie de ce journal historique publié à partir de 1962. L'équipe de rédacteurs, constituée principalement de Gilles Boulet, Jacques Lacoursière et Denis Vaugeois, s'est donné le défi d'imaginer ce qu'aurait pu être un périodique publié à l'époque où les événements ont eu lieu. Par bonds successifs d'une dizaine d'années, ils dévoilent non seulement l'histoire mais aussi le patrimoine, la vie quotidienne et les dessous politiques de ces nouvelles terres nommées Amérique.

Dès sa parution au début des années 60, Le Boréal Express, savamment concocté par Gilles Boulet, Jacques Lacoursière, Denis Vaugeois et  Lévis Martin, a connu un succès fulgurant. Cette bande de jeunes historiens d'alors avaient trouvé un moyen très ludique de faire connaître notre histoire à un large public, à la suite de quoi, année après année et semaine après semaine, c'est le livre que chez Septentrion le public réclamait le plus. À la demande générale, le revoilà à nouveau disponible pour la nouvelle génération.


Les nouvelles en Nouvelle France, de la découverte à la Conquête
C'est absolument incroyable tout ce que l'on trouve dans ce merveilleux ouvrage, à commencer par tous les noms de rue, de quartier, de comté électoral... sans le saint ou l'identificateur qui le précède de nos jours, des chansons (Chant cérémoniel de chasse chez les Hurons, L'Anglais en fureur et autres), quelques notions de langue iroquoise avec une invitation à l'apprendre, la nouvelle de la Grande Paix de Montréal qui avait été à l'époque aussi importante que la chute du Mur de Berlin il y a 20 ans, celle de la reconnaissance des Pays-Bas par l'Espagne, de la parution des Sonnets de Shakespeare, de la fondation du Collège Harvard, « première institution de haut-savoir de la Nouvelle-Angleterre», une étude sommaire du budget des fortifications de Louisbourg, suivi d'un article considérant «L'île du Cap Breton rond-point du commerce nord-américain », des illustrations absolument magnifiques, des photos, un plan sur deux pages représentant une «Carte du Gouvernement des Trois-Rivières» tirant les traits des terres au bord du fleuve en 1709.





Les chroniques
L'ouvrage historique contient aussi des chroniques Colle et bricole avec des plans pour bâtir une maison, fabriquer une chaise et plusieurs autres meubles et objets d'utilité, Sciences et Techniques avec un article sur «un FER qui ne casse pas» découvert par des forgerons et une «machine arythmétique» pas mal plus encombrante que la calculatrice, la bande dessinée PEE WEE, Opinions, La ronde du monde, Voyages & Tourisme avec un article sur les «Traversées transatlantiques - Deux voyages par année», Nos anniversaires, des Lettres à la rédaction, Le pettit naturaliste, Page féminine dont l'une traite de « La garde-robe idéale • pour la future mariée • pour le futur marié » et, plus loin, un « portrait de la femme modèle » élaboré par Benjamin Franklin alors journaliste et auteur.

Les intitulés
Des titres comme «Barberousse, le corsaire d'Alger, demeure invincible», «Les plus sauvages ne sont pas ceux qu'on pense», «Vincent de Paul bat l'appel de la charité», «Les Iroquois détestent les chauves », «SPINOZA excommunié par les Juifs d'Amsterdam», «Le Labrador concédé à un Juif», «La Cie des Aventuriers d'Angleterre: Privilèges excessifs concédés à une compagnie privée», «L'acte d'établissement est adopté : Pas de catholique sur le trône d'Angleterre» et dans la même page «Mort de Jacques II d'Angleterre» ainsi que «Louis XIV roi de France et d'Espagne?», «Bagarre provoquée par une ursuline !» avec dans la même page «Persécutions religieuses au Tonkin» et «Le fondateur des Frères Hospitaliers de Saint-Joseph revient bredouille», à la page suivante « Le premier catéchisme En usage depuis dix ans», «Montréal devient la plus grosse agglomération» et «Montréal, Une des plus belle seigneuries», « A-t-on tué le théâtre en Nouvelle-France?», «Une nouvelle lunette astronomique: le télescope », « Molière s'installe au Palais-Royal», «Pierre Minuit achète l'île de Manhattan» et «Les barbus seront-ils excommuniés?»...

Et il ne s'agit là que d'un minimum d'exemples ; il y a souvent 7-8 titres par page sur 252 pages grand format, plus un index de 14 pages où l'on trouve par exemple sous Montréal, homologation des rues, un renvoi à la page 114, « Pour rendre hommage aux fondateurs de Montréal, ces nouvelles rues ont reçu les noms suivants : rue Paul, (Paul de Chomeney); rue Pierre (Pierre de Fancamp, prêtre et membre de la Compagnie de Montréal), rue Jacques (Jacques LeBer); rue Vincent (Vincent de Hautmesnil); rue Gabriel (Gabriel de Queylus); rue Lambert (Lambert Closse) » (extrait d'un article intitulé «Montréal : une ville qui s'organise», p. 114).





EXTRAITS

1543, Le Boréal Express, page 9, Hivernement pénible: Le scorbut, article dans lequel on peut lire le paragraphe suivant: « Il confie à Cartier le remède qui l'a guéri : une décoction de feuilles d'un arbre dit anneda» (p. 21)

Aux pages 26 et 27, voyons les titres de 1543: «S'il aime les sciences, votre fils doit-il fréquenter la faculté des arts ou la faculté de médecine?; Fabriquez-vous une paire de raquettes Soyez à la page, apprenez l'iroquois (avec des phrases toutes faites comme «Donnez-moi à souper» et «Allons nous coucher»); PEE WEE et son arc à isthme; Vésale dissèque un homme; Ambroise Paré, le chirurgien révolutionnaire, prépare un ouvrage; Les débuts de l'imprimerie au Nouveau Monde; Lettre à la rédaction : Le communisme inca avait préparé sa ruine; Une nouvelle arme: les gaz asphyxiants;Traitement pour le mal de mer; Cardan révélera-t-il le secret de Tartaglia? ».

Impossible de passer l'article suivant sous silence : on a envie de le rebaptiser Canadiens ou Nordiques???
1642, Le Boréal Express, page 9: «Un état dans l'état. La Société de Notre-Dame de Montréal dirige, de Paris, le groupe chargé d'établir, sur l'île de Montréal, un poste à la fois religieux et civil. Cette société a le pouvoir de nommer les gouverneurs du nouveau poste, d'y avoir de l'artillerie et d'autres munitions de guerre pour sa défense. Sa Majesté Louis XIII a confirmé la concession de l'île de Montréal, faite le 17 décembre 1640, et il a signifié au gouverneur de Québec de donner deux emplacements à la nouvelle Société, l'une au port de Québec et l'autre aux Trois-Rivières, pour y bâtir deux magasins, où elle pourra mettre en sûreté ses provisions. Le gouverneur de la ville naissante, Monsieur de Maisonneuve, relève directement de la société parisienne, et il n'est pas soumis à la juridiction du gouverneur de la Nouvelle-France. Ceci pourrait bien amener de sérieux conflits de juridiction.» (p. 69)

Une opinion toute à l'honneur du Québec
1672, Le Boréal Express, page 9: un article intitulé « Pour vos esclaves, le ROUGE vaut-il le NOIR ? [...] Nous ne pouvons que louer le geste de Monsieur de Courcelle [...] Le nombre d'esclaves noirs ne fait qu'augmenter aux Antilles. Nous croyons que la Nouvelle-France pourrait se passer de ce genre d'esclavage.» (extrait, p. 122)

L'ouvrage concocté par les jeunes historiens qu'étaient les auteurs à l'époque où ils ont rassemblé tout ce contenu extraordinaire présenté sous forme de journal est tout à fait captivant. Intrigues politiques, éditoriaux engagés, les journalistes jouent leur rôle et sont les garants d'une information dynamique et de qualité.

Le journal Boréal Express, brillamment mis en pages et illustré par Lévis Martin, est un tour de force qui présente une vision unique de l'histoire de l'Amérique septentrionale. Presque 50 ans après sa première parution, le Boréal Express contient encore la plus vivante, la plus complète et la plus variée documentation sur l'histoire qu'on ait mise à la disposition du grand public.


Les Éditions du Septentrion
permettent aux internautes de feuilleter le livre dans son entièreté à l'intérieur de leur site Internet : http://www.septentrion.qc.ca/catalogue/livre.asp?id=3071

Le Boréal Express, journal d'histoire du Canada Deuxième Volume, Régime britannique, 1760 - 1810
Le Boréal Express, journal d'histoire du Canada Troisième et dernier Volume, 1810 - 1841

http://servicesmontrealblog.blogspot.com/2011/11/le-boreal-express-journal-dhistoire-du.html

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