Musée des beaux-arts de Montréal
Exposition J.W. Waterhouse. Le jardin des sortilèges

Grands tableaux victoriens sur un accompagnement musical sélectionné par Kent Nagano

La thèse et l'antithèse, la femme fleur victorienne et un film contemporain picturant l'homme en bûcheron sanguinaire

Toutes les toiles de la Dame de Shalott réunies pour la toute première fois, la carte postale la plus vendue de la Tate chaque année, le tableau victorien vendu le plus cher de tous les temps, le tout dans une scénographie super dramatique, toute en noir et en velours


Montréal, le 1er octobre 2009


Le Musée des beaux-arts de Montréal accueille, du 2 octobre 2009 au 7 février 2010, la plus vaste rétrospective jamais organisée des oeuvres du peintre britannique John William Waterhouse (1849-1917), dans laquelle figureront, pour la toute première fois, les trois versions de la très célèbre Dame de Shalott, l’oeuvre la plus populaire de l’artiste, grâce à des prêts exceptionnels consentis par la Tate, la Art Gallery of Ontario et la Leeds Art Gallery. Jamais auparavant ces oeuvres n’avaient été réunies dans une même exposition. Réunissant quelque 80 oeuvres, tableaux et oeuvres sur papier, J. W. Waterhouse, le jardin des sortilèges est la première exposition internationale consacrée à Waterhouse depuis 1978 et la première à couvrir l’ensemble de la carrière de ce préraphaélite moderne, artiste secret doté d’une très riche imagination, fasciné par les femmes fatales de la littérature, tantôt ensorceleuse antique, tantôt héroïne romantique. Plusieurs de ces oeuvres n’ont jamais été exposées depuis la mort de l’artiste. Cette rétrospective comprend quelque cinquante tableaux parmi les plus raffinés et les plus impressionnants de la production du peintre, issus de collections privées ou publiques d’Australie, d’Angleterre, d’Irlande, de Taiwan, des États-Unis et du Canada.


Qu'il s'agisse de Sainte Eulalie, première héroïne d’une longue série illustrant des femmes soumises à un sort injuste ; de Miranda, autre héroïne d’après l’oeuvre de Shakespeare, dont on n’avait plus trace, redécouverte en Écosse en 2006 ; de Sainte Cécile ou même des tableaux poétiques de Far Niente (Waterhouse est né à Rome), ces femmes ressemblent aux femmes d'aujourd'hui, les critères de beauté étant redevenus semblables à ceux qui avaient cours à l'époque victorienne, époque où les femmes étaient confinées à l'intérieur, ne se préoccupant de l'extérieur que de leur beauté, époque aussi où les femmes se faisaient accuser et condamner sitôt qu'elles sortaient du rang.

Par ailleurs, notre Musée des beaux-arts de Montréal ne se contente pas de présenter Waterhouse ; il nous présente en même temps un Tissot et autres tableaux dans la même veine. Mais il y a encore plus : on nous offre aussi l'antithèse des femmes fleurs, des femmes poèmes, des femmes drapées se préoccupant de leur riche chevelure devant miroir ou écoutant de la musique ou encore se reposant. En effet, un film inspiré de Waterhouse par son réalisateur place dans ce même monde forestier des hommes, des espèces de bûcherons sanguinaires qui s'acharnent à couper des arbres dont la sève, peinte en rouge, les éclabousse de plus en plus sans jamais qu'ils ne réagissent autrement qu'en continuant avec obstination leur coupe de troncs, de branches, etc.

Coups de coeur
La scénographie emveloppe ces tableaux de manière aussi emballante que la musique des audioguides sélectionnée par Kent Nagano, directeur artistique de l'Orchestre symphonique de Montréal. Bien sûr, le monde des femmes d'aujourd'hui n'est plus uniquement préoccupé par la beauté même si elle demeure infiniment importante mais également par la rentabilité puisque s'il n'y a plus de dot parentale d'office lors des mariages, les jalousies et les accusations s'avèrent certainement plus faciles à l'égard de femmes qui sortent du rang lorsque celles-ci ne font pas partie non plus de la noblesse régnante (encore que...) mais de la bourgeoisie dirigeante. Au fond, qu'y a-t-il de neuf sous le soleil ? Ces tableaux victoriens sont certainement très près de nous encore aujourd'hui. Et l'exposition nous fournit l'occasion de nous imbiber de poésie, de velours soyeux, de feuilles d'arbres, d'oiseaux et de fleurs... nous recopiant même entre les tableaux, en français le texte de La demoiselle d'Escalot et, en anglais, The Lady of Shalott.


Ce qu'en dit la directrice du Musée des beaux-arts de Montréal, Nathalie Bondil
« Par son style. J. W. Waterhouse fut proche de plusieurs artistes dont les oeuvres sont collectionnées par la Art Association of Montréal, aux origines mêmes du Musée des beaux-arts de Montréal. En même temps, il scandalisa ses pairs et la critique de son temps pour sa facture plus moderne, empruntée aux écoles naturalistes et impressionnistes d’outreManche.»

Ce qu'en disent les commissaires
Patty Wageman (directrice du Groninger Museum), Peter Trippi (auteur de la monographie J. W. Waterhouse [2002] et rédacteur en chef de Fine Arts Connoisseur, New York), Elizabeth Prettejohn (professeure d’histoire de l’art, University of Bristol) et Robert Upstone (conservateur de l’art moderne britannique à la Tate, Londres) sont les quatre commissaires de l’exposition.

La vidéo ci-après renferme des commentaires exprimés lors de la conférence de presse ainsi que des extraits d'une présentation de l'artiste préparée par le musée de la ville de Groningen au nord de la Hollande. Et bien sûr quelques séquences de certains tableaux tel que montrés au Musée des beaux-arts de Montréal, du 2 octobre 2009 au 7 février 2010. Comme toujours, des visites commentées par les bénévoles, gratuites avec l'achat du billet de l'exposition, sont offertes au public et annoncées chaque semaine au sympathique calendrier Beaux-Arts de ServicesMontreal.com





La musique selon Kent Nagano
Si vous avez aimé la musique choisie par notre directeur artistique de l'OSM, Kent Nagano, vous aimerez aussi le tout dernier CD de l'Orchestre symphonique de Montréal dirigé par son maestro, disque dont on vous parlera incessamment.


Livres, musique, CD, DVD

Guides touristiques et publications sur Montréal




Montréal
Articles sur Montréal et le Québec en français
Quoi faire à Montréal

Voir aussi les calendriers :
Beaux-Arts
Cinéma
Expositions
Musique classique
Festivals
Novembre
logo ServicesMontreal.com Quoi faire à Montréal en famille, avec des enfants
Excursions et spectacles en dehors de Montréal

ServicesMontreal.com's English front page
IMAGINE LA PAIX
Recherche Internet