Notre mer nourricière

COMMENT LE POISSON DANS NOTRE ASSIETTE DÉTRUIT LA PLANÈTE

Auteur : Taras Grescoe

Éditeur : VLB, Montréal, (Québec)


Montréal, le 12 juin 2010


La mer a été de tout temps proche alliée des populations. Aujourd'hui, c'est moins facile qu'hier quoique si ça vous chante et que vous en avez les moyens, vous pouvez toujours vous offrir d’extraordinaires mets de choix tirés de notre mer nourricière : le thon rouge dont les Japonais sont si friands, le potage aux ailerons de requin que les Chinois dégustent dans les grandes occasions ou le bar du Chili que les chefs londoniens mettent à l’honneur sur leurs menus… Mais, ce faisant, consommerez-vous, comme l'a fait à grand prix le roi George IV d'Angleterre, le dernier représentant de l’espèce ?

Si vous préférez vous rabattre par exemple sur le saumon, dont on peut commencer par identifier les diverses appellations : parrs, smolts, jacks, kelts, grilses, Orcorhynchus, Salmo, chinook, chum, coho, rose sockeye, kokanee, ou encore de truite fardée, truite dorée, truite apache, amago ou masu... Ensuite, il faut savoir qu'il y a de moins en moins de poisson nageant et frayant librement que l'on appelle saumon sauvage et que comme dans le cas du boeuf, on a aussi de plus en plus le produit d’élevage que l'on nourrit de moulées additionnées de colorant.


Pour tout savoir sur la situation du poisson dans le monde, l'auteur a goûté à des échantillons de toute la chaîne alimentaire marine, depuis les holothuries jusqu’aux thons de 200 kilos. Il a rencontré des pêcheurs de sardines et des ostréiculteurs, des biologistes et des propriétaires de restaurants cinq étoiles. Dans ce livre, Taras Grescoe expose les effets dévastateurs de la surpêche et se demande s’il est moralement défendable de continuer à consommer ces nourritures délectables.

La bonne nouvelle selon lui, c’est qu’il reste possible, malgré tout, en faisant les bons choix, d’avoir à la fois une ressource renouvelable, un produit sain et la saveur que l’on recherche, quand on est amateur de poissons et fruits de mer.


Extraits

« Ce n'était pas la surpêche qui allait tuer la Méditerrannée. C'était ce qui flottait - et poussait - dans l'eau très chaude où je nageais. » (p. 150)

« Les légionnaires de César capturaient du saumon dans ce qui est de nos jours le centre de Londres... » (p. 311)

« Dans de nombreuses rivières du Nouveau-Brunswick, 80% des saumons de l'Atlantique qui reviennent sont en fait des saumons d'élevage qui se sont échappés. » (p. 312)

« Le processus vida les rivières de toute vie animale. » (p. 315)


L'AUTEUR

Taras Grescoe est journaliste, chroniqueur de voyage. Il a collaboré au National Geographic Traveler, au New York Times et au Times de Londres. Il a écrit un livre sur le Québec, Sacré blues, un autre sur les diverses façons de voyager, Un voyage parmi les touristes et Le pique-nique du diable, tous parus chez VLB éditeur. Quand il n’est pas sur la route, Taras Grescoe vit à Montréal.


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www.tarasgrescoe.com





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