Des livres de poésie pour la Saint-Valentin : 4 recueils

Fragments de Rosette Pipar
Le corps en écharpe
par Lucy Pagé
Le fleuve endormi
par Jean-Guy Olivier
Quand j'entrerai dans mon métier de morte
de Claudine Thibaudeau


Montréal, le 6 février 2011


Fragments
Depuis très jeune, Rosette Pipar affiche un tempérament d’artiste attirée par de multiples disciplines comme le dessin, la danse, l’écriture. Elle signe ses premiers poèmes dès l’âge de 15 ans. « Un regard, une émotion, un souvenir ravivent l’impression forte nichée au fond de l’âme attendant l’heure d’imbiber le papier. Derrière moi, les souffrances et les joies, s’entassant dans un coffre sans fond, bouillonnant d’effluves à raconter. Devant moi, la Vie. »

Elle intitule ses chapîtres Amour, Attente, Souffrance, Trahison, Liberté, Quête... C'est parmi les Lettres que l'on trouve une fabuleuse promesse d'assurance tranquille (p. 191, « À maman ») et c'est sous Coquillages qu'un magnifique poème amoureux dont voici quelques vers rassure, en page 212 (« À vous deux ») :

Les deux parties
De ce coquillage
Sont restées soudées
Malgré les tumultueuses
Saisons de la vie



Le corps en écharpe
Écrit dans l’urgence de nommer la violence qui n'en finit plus de multiplier ses différents aspects, Le corps en écharpe leur donne la parole, qu'elles soient d’ici ou d’ailleurs, dans un monde de plus en plus guerrier, de plus en plus égoïste et meurtrier. Lucy Pagé débute chacun de ses quatre chapitre par une citation dont une d'Albert Camus sur l'orgueil des hommes, la violence et l'injustice.

La douleur fait place à un vide que seules les années peuvent mesurer [...] L'igné du moment se marie à l'eau (p.16, Taedium vitae)
Délivre-moi, je n'arrive plus à saisir les lettres manquantes dans ton existence. (p. 66, Capteur de rêves)


Le fleuve endormi
Avec beaucoup d'humanité, d'amour et de tendresse, l’auteur Jean-Guy Olivier traite de l’infini, de la vie, de la mort, mais aussi du temps, de l’amour, de la paternité et de cette collection abstraite d’individus que l’on nomme société.

Extrait de « Est-ce toi qui m'appelles » (p. 27)
Est-ce toi qui m'appelles ou moi qui t'appelais
Nos âmes éperdues demandèrent à naître...


Extrait de « Les exclus » (p. 59)
Les généraux verront leurs troupes
s'enfuir au milieu de la nuit

Et un nouveau plus-qu'hier-moins-que-demain tout à fait tombeur pour l'élue de votre coeur en page 79.


Quand j'entrerai dans mon métier de morte

« Totalement dépourvue d’ambition personnelle,  je croyais plus important de faire connaître nos excellents poètes plutôt que de me consacrer à la diffusion de mes écrits » affirme l'auteure née à Saint-Eustache le 26 février 1925, Claudine Thibaudeau qui cherche à apprivoiser la mort qu'à son âge vénérable elle voit s'approcher depuis un bon moment, peut-être même le début de la vingtaine quand elle a commencé à écrire. Voilà pourquoi il ne faut pas se laisser déprimer par le titre du recueil dont voici un extrait :

Il me faut d'art vivre
mourir au creux de ton plaisir
les fleurs les fruits
gracieusetés de l'été
la symphonie de la nuit
(Renaissance, p. 59)

On découvre dans cet ouvrage d'une femme de 75 ans un super poème ayant pour titre « Les vieilles femmes d'ici ». A lire à vos copines, à votre mère, à votre grand-mère, à votre tante, à votre grand-tante, à votre arrière grand-mère, aux dames âgées auprès desquelles vous faites du bénévolat.

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