Des livres d'art et de poésie, publiés chez Marcel Broquet, La nouvelle édition

Laperrière . Denise Laperrière - peintre et poète


Textes, Amour, tendresse, poèmes, coeur universel, passion
Tableaux, huile sur masonite, encres, aquarelles, indiens, amazones, paysages, torses, musique, trapèzes...

Pour tous les baby-boomers encore et toujours éternellement emballés par le bonheur de vivre


Montréal, le 26 février 2011


Denise Laperrière, artiste doublement accomplie
Un très beau livre à lire et à feuilleter, dans lequel on découvre à la fois les peintures à l'huile, dessins à l'encre sur couleurs en aquarelle, sepia et plus et à la fois les écrits poétiques très tendres, amoureux et de coeur universel de cette artiste née en province et venue s'établir à Montréal pour ses études et pour la vie.

Les tableaux
Inspirée par les nombreux courants de la vie urbaine qu'elle adore autant que par les souvenirs de sa jeunesse campagnarde, elle peint le fleuve, les montagnes, une rangée d'arbres, des canots, un ciel et une terre d'un jaune fauve, autant que la musique et des torses-trapèzes avec beaucoup d'émotion. Mais il ne s'agit là que d'une infime partie des thèmes abordés par la peintre tout à fait exceptionnelle.

L'artiste peint sur divers media, dont tout particulièrement en huile sur massonite, qui donnent dans certains cas (Petite topographie, triptyque) l'impression d'art en relief comme on en trouve sur les bâtiments des grands âges de la maçonnerie. Et comme ces édifices anciens, les traits au pinceau de Denise Laperrière laissent les formes un peu floues, comme si elles avaient été soufflées par le vent et autres éléments au fil du temps.

Les oeuvres représentent souvent un groupement de torses engagés dans une même direction. Dans d'autres tableaux, par exemple en traits d'encre empreints de couleurs en aquarelle, les représentations s'entremêlent et pourraient représenter autant des jambes que des chevaux que les limbes d'un foetus qui saurait déjà qu'il deviendra cavalier (Territoire VIII). Cavalier qui d'ailleurs fait l'objet du titre d'une huile datant de 1995 dans sa série « Les conquérants » vraiment très représentatifs avec son leader montrant la voie au-dessus de ses proches animaux et dominant la meute informe d'innombrables ouailles levant vers eux le menton, ne connaissant aucune réflexion ou de règle autre que celle du chef comme on le voit trop souvent aujourdhuy dans les tous aussi innombrables prise de contrôle exclusifs (pour immiter ce qu'on lit et entend) en opposition, tel que discuté ci-après à propos des textes d'introduction, à l'ambiance de bonheur universel où il y a de la place pour toute le monde qui règne autrement dans ses oeuvres influencées par son arrivée à Montréal dans les années 1960.

C'est vraiment très accrocheur ce mélange de flou et de précis, également dans le tableau Fête sur les eaux (p. 73) où elle mélange habilement des impressions donnant l'apparence amériendienne vue de l'extérieur. Souvent dans les tableaux de Denise Laperrière, les femmes ressemblent à des amazones comme l'écrit Karl Parent en page 111 dont le court texte est suivi de quelques autres tout aussi chaleureux quant au travail artistique de Denise Laperrière.

La poésie
Ses poèmes sont d'une infinie tendresse et, qu'il s'agisse de Chansons perdues, d'Icare ou même de Descente, on a envie de les dire à son amant. Par exemple, cet extrait de Préparatifs II (p. 35) :

de très loin la science de nous enivrer se prépare



ou encore, ces vers-là d'Entre chien et loup (p. 49)

Tant de forêts tant de fleuves
me séparent de ta maison

[...]
Je veux seulement nager à l'aise
dans les souffles qui passent



ou même ces pensées de coeur universel dans Droit de parole (pp. 82-83)

Il faut la dire cette douleur humaine
avec ses fastes d'enfant pauvre

[...]
des mots pris à même notre santé
Le silence n'a jamais suffi


Les textes
Le livre d'art à couverture rigide d'un orangé vibrant s'ouvre sur une enveloppe dont l'explication est donnée dans la préface de son ami de longue date, Michel Langlois, préface qu'il a intitulée L'entreprise d'exister dans laquelle on peut lire : « Elle étudie la littérature et deviendra peintre, j'étudie la peinture et vivrai de l'écriture » (p. 9). Suit son texte d'introduction à elle, intitulé Peindre le souffle dans lequel elle décrit ses personnages et surtout son inspiration qui date du bonheur de vivre qu'elle a découvert à son arrivée à Montréal. C'était à une époque révolue, époque où Montréal s'ouvrait sur le monde tout occupée qu'elle était à préparer l'Expo 67, tout enthousiastes qu'étaient les Montréalais à construire un monde nouveau avec ses infrastructures progressistes, pour tout le monde également.

Et tous mes subterfuges
ne t'empêchent pas de vieillir (p. 61, Dans un coin)

Les multiples facettes de ce livre d'art vraiment magnifique sauront plaire énormément à tous les baby-boomers encore et toujours éternellement emballés par l'inoubliable bonheur de vivre qu'ils ont connu dans leurs jeunes années.


En conclusion, il serait grand temps d'accorder à cette artiste une grande exposition solo dans une des grandes institutions muséales montréalaises. Les femmes ne meurent pas parce qu'on les ignore... oui, l'artiste consacre aussi des tableaux à la mort.

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