Livre d'histoire : Exilés au nom du roi, les fils de famille et les faux-sauniers en Nouvelle-France 1723-1749
Auteure : Josianne Paul
Collection : Les Cahiers du Septentrion


Montréal, le 8 avril 2008

En Nouvelle-France, le roi est source de toute justice. En pratique et il a bien raison d'agir ainsi, le roi délègue son autorité à des oficiers royaux tout en prenant soin de s'octroyer le droit d'intervenir en tout temps.

Qui dit pouvoir délégué à distance...
Dès 1663, la Nouvelle-France est dotée d'une justice similaire à celles de plusieurs provinces françaises, parmi laquelle figure le système des lettres de cachet. En examinant comment et pourquoi les volontés du roi ont été utilisées pour exiler arbitrairement au Canada des fils de famille et des faux-sauniers (contrebandiers de sel), Josianne Paul détermine la manière dont les ordres du roi ont pu servir les intérêts coloniaux dans une perspective politique et économique au cours du XVIIIe siècle.

La situation des faux-sauniers en Nouvelle-France
(...) Le gouverneur offrait alors deux choix aux faux-sauniers : s'engager volontairement dans les troupes ou s'engager au service d'un habitant de la colonie. Les faux-sauniers ne semblent pas avoir eu un gand intérêt pour la vie militaire, puisque seulement un ou deux individus par année prenaient ce parti
(page 152). L'auteure poursuit, à la suite d'une carte des seigneuries de l'époque : Lorsqu'ils arrivaient très jeunes dans la colonie, certains faux-sauniers étaient pris en apprentissage chez des artisans (p. 153).

Voltaire
On retrouve dans ce livre d'histoire du Québec, colonie française d'Amérique du Nord, l'écrivain Voltaire qui en 1777 proposait de modifier les lois françaises et (...) affirmait que ce criminel avait reçu un châtiment disproportionné par rapport aux délits commis. Selon lui, il aurait été préférable de « l'envoyé au fond du Canada se battre contre les sauvages, lorsque sa patrie possédait encore le Canada » (page 187). On ne répétera pas ici le châtiment qu'avait reçu ledit criminel, lequel châtiment était digne du Moyen-Âge.

On y raconte aussi quelques bribes de la vie de Denis Jouvigné dit Tranchemontagne, François Chaput dit le cuisinier, Mathieu (Mathurin) Fuzeau dit Le Rocq, Nicolas Poulet, Pierre Fournier, Jean Joly, François Magnan, Claude de Ramezay,... Pas une seule femme bien sûr dans le répertoire des faux-sauniers venus en Nouvelle-France par lettre de cachet (pp. 193-198). Non plus bien évidemment dans celui des fils de famille (pp. 191-192) où l'on retrouve des noms comme Jean-Baptiste Leclerc dit Larose, Hyacinthe-Olivier Pressé...


L'ouvrage Exilés au nom du roi racontant une parcelle de la vie au temps de la Nouvelle France au Québec par la doctorante en histoire Josianne Paul est en vente dans toutes les bonnes librairies au prix de 15,00 $. 212 pages.


Éditions du Septentrion, Québec


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