Cinéma : SÉRAPHINE
France. 2008. Réal. : Martin Provost. 35mm. 126 min.

Avec l'extraordinaire Yolande Moreau


CÉSARS 2009, à la cérémonie du vendredi 17 février :
MEILLEUR FILM
MEILLEURE ACTRICE – YOLANDE MOREAU
MEILLEUR SCÉNARIO
MEILLEURE PHOTOGRAPHIE
MEILLEURE MUSIQUE
MEILLEUR COSTUME
MEILLEUR DÉCOR


Montréal, le 17 mars 2009


En même temps que le Festival du film sur les droits de la personne, le Cinéma du Parc présente également un film grandiose intitulé SÉRAPHINE.

Il s'agit de l'histoire d'une femme mais le film dépicte aussi très bien la mauvaise distribution des richesses et la jalousie.

En 1912, le marchand d’art allemand William Uhde s’installe dans le petit village français de Senlis, où Séraphine Louis, une femme de 48 ans dévote et sans éducation, fait la femme de ménage pour survivre physiquement mais s'adonne à la peinture la nuit pour survivre émotionnellement. Stupéfait par la beauté insolite d’une petite toile détenue par sa logeuse, ce découvreur du Douanier Rousseau apprend que celle-ci est l’oeuvre de Séraphine. Une amitié est sur le point de se former entre le collectionneur et l’artiste en herbe lorsque la Première Guerre mondiale éclate et force William à rentrer en Allemagne. En espérant son retour, Séraphine, grisée par la validation reçue de son ex-patron, peint sans relâche. Bien des années s’écouleront avant leurs retrouvailles et la consécration, dans le monde de l’art, de cette grande artiste naïve qui sera connue du monde entier sous le nom de Séraphine de Senlis.

L'histoire est réalisée de façon magistrale. On voit cette femme qui est seule au monde ramasser et préserver des miettes de pain à manger plus tard, on la voit se déplacer clopin-clopant et travailler sans relâche mais tout de même s'entêter pour obtenir plus que la maigre pitance que lui offrent les richardes ou leurs administratrices, on la voit peindre la nuit avec des matériaux obtenus grâce au Système D, on la voit un jour tranformée en femme qui n'a plus besoin de faire des ménages mais avec les modèles qu'elle a sous les yeux, elle ne peut que croire que l'argent dont elle dispose soudainement vient d'un puits sans fond et puis un jour quand ce n'est plus possible, elle saute une coche... et toutes les jalouses du village à qui elle cherche à donner un peu de ce qu'elle a la suivent pour tout savoir ou peut-être tout ramasser derrière la vieille folle, la grosse laide, cette pauvresse autrefois mal habillée, sans ressources et sans famille, celle qui ne courbe plus l'échine devant tout le monde... L'histoire fabuleuse d'un destin extraordinaire interprété par la non moins extraordinaire Yolande Moreau.



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