LIMBO récompensé au FFM

Le premier film de Maria Sødahl reçoit le Prix de la mise en scène (ex-aequo)

La réalisatrice et plusieurs comédiens-comédiennes
au Festival des films du monde de Montréal 2010
Vidéo de la conférence de presse publique

Le film amène tellement de sujets de discussion qu'il fera sûrement l'objet de visionnements chez les associations de psychologues.


Montréal, le 10 septembre 2010


Dans ce premier film de Maria Sødahl, une jeune famille quitte la Norvège et vient s’installer dans l’île de la Trinité. Une phrase entendue par la jeune mère des enfants provoque une onde de choc qui remet en question l’existence du couple.

Présenté en compétition et en supplémentaire au FFM où il s'est mérité le Prix de la mise en scène, le film raconte la vie d'une femme, épouse d'ingénieur en poste à l'étranger, la vie des ingénieurs eux-mêmes, de leurs collègues, leurs enfants, leurs domestiques, l'école, la communauté religieuse... La «Vie de château au soleil» à laquelle personne n'était réellement préparé sauf peut-être un peu ceux qui avaient leur travail dans la journée.

Pendant son absence
Il s'était diverti avec une collègue et tout indique que la maîtresse et ses 3 enfants venaient dîner là et qu'il la faisait se sentir maîtresse des lieux, tant et si bien qu'à l'arrivée de sa femme, la temporaire ne peut s'empêcher de dire à l'épouse officielle que son amant n'a plus besoin d'elle. Probablement qu'elle le croit... et probablement que l'arrivante s'imagine qu'il lui est resté fidèle, vu sa grande beauté et leur éducation. Et puis il y a les collègues, le couple ami dont l'épouse n'en peut plus des déménagements. Il y a aussi l'école menée par des religieuses et les employés locaux, la bonne qui est toujours là et le jardinier qui emmène la mère et ses enfants pour la nuit et se raconte au clair de lune pour se fait renvoyer dès leur retour.

Ce film amène tellement de sujets de discussion qu'il fera sûrement l'objet de visionnements chez les associations de psychologues, de même que la passion des grands voyageurs de carrière.

Intolérances d'hier -vs- intolérances d'aujourd'hui
Le film LIMBO se situe dans les années 1970. A cette époque, c'était bien différent d'aujourd'hui puisque c'était la norme hétérosexuelle qui régnait avec la religion dont les multiples scandales n'avaient pas encore fait surface. Comme l'indique la réalisatrice en conférence de presse publique au FFM (voir et entendre la vidéo ci-après), il s'agissait de raconter une histoire intemporelle tout en évitant tout « le bruit » actuel en ce qui a trait aux politiques des sexes.

Le bruit
Les années 1970 c'était donc avant le bruit d'aujourd'hui. En Norvège c'est peut-être simplement du bruit, mais au Québec et plus particulièrement à Montréal, on est plutôt confronté à un vacarme de fraternité revancharde et militante pour la reprise de la place masculiniste suprême, le mâle en réaction au féminisme alors que le mouvement libérateur des femmes n'a toujours pas atteint, par ailleurs, la simple parité salariale pour ne mentionner que cela. Non plus que l'intolérance à l'égard des femmes célibataires ne s'est le moindrement atténuée depuis le temps, même qu'elle aussi s'est d'autant aggravée, tout particulièrement à l'égard des femmes qui sont le moindrement plus attrayantes que la fille ou la protégée du chantre ou du patron subventionneur, tous trois cherchant mari et ne tolérant aucune compétition sans attache (c)astrale adéquate.

Danser le LIMBO
C'est quoi le limbo? C'est une danse, ou plutôt un exercice de contorsion, qui oblige les compétiteurs à progresser en sautillant sous un bâton dont la hauteur est constamment rabaissée jusqu'à pratiquement toucher le sol ou jusqu'à ce que le danseur s'étale par terre. En anglais, on dit we bend over backwards et c'est exactement ça. C'est se plier à l'envers pour faire plaisir ou répondre aux caprices. Le danseur n'ayant debout que les mollets, tout le reste du corps rase le sol. Au fond, n'est-ce pas une autre forme d'aplaventrisme, comme on ouvre autrement les portes ou comme on conduit à gauche ou à droite dans différents pays du monde. On est moindre qu'un manche à balai.

De bâton dictateur en bassesses de tous les jours
C'est très freudien tout ça finalement, et freudien inversé alors que dans le monde d'hommes solidaires pour la carrière, ce sont maintenant aussi les hommes qui veulent officiellement rester au foyer et choisir la couleur des rideaux dans tous les châteaux... Un monde où les nouveaux missionnaires évangélisent autrement sous un drapeau de fierté tout en chiâlant pour aller chercher de la pitié. Et toujours les femmes sont de plus en plus indésirables et exclues pour le bon plaisir de celles de tous genres qui veulent seules épater la galerie.

C'est donc à partir d'un film dans lequel une épouse prend une gifle suivie d'autres gifles que la réflexion se fait de plus en plus révélatrice. C'est pas pour rien que LIMBO s'est mérité un prix au Festival des Films du Monde 2010. Et il y a sûrement de nombreux points de vue !





FFM 2010 - Prix de la mise en scène ex-aequo :
LIMBO de Maria Sødahl (Norvège/Suède/Danemark/Trinité et Tobago) (vidéo)
TÊTE DE TURC de Pascal Elbé (France)

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