L'OPÉRA DE MONTRÉAL présente Lucia di Lammermoor
de Gaetano Donizetti
Salle Wilfrid-Pelletier, Place des Arts
23 · 27 · 30 mai · 1er et 4 juin 2009 à 20 h
Lucia di Lammermoor sous les étoiles, le 4 juin 2009, Esplanade de la PdA
Un très bel opéra, super romantique, qui dépicte immensément bien le traitre intermédiaire, les complices du silence et le crime passionnel
Une chanteuse à la voix cristalline et des chanteurs extraordinaires
Une musique magnifique
Des costumes et décors parfaitement en contexte
ANALYSE DE L'OPÉRA ET CRITIQUE
Montréal, le 24 mai 2009 -
Lucia est-elle vraiment devenue folle d'avoir tué son mari?
Ou a-t-elle sombré dans la folie en s'apercevant du gigantesque complot forgé par son entourage et visant à la faire passer, elle la victime, pour méchante et infidèle ?... « mais il ne put réussir, et il eut la mortification d'apprendre qu'on avait pris les plus grandes précautions pour empêcher toute possibilité de correspondance entre eux » explique le roman à la base du livret, en page 509 (l'hyperlien est fourni ci-après).
Déroulement de l'opéra
Il faut tout d'abord raconter l'histoire selon le livret de Salvatore Cammarano. Premièrement, un homme et une femme sont amoureux mais leurs clans respectifs sont ennemis et alors qu'il s'était promis de venger sa famille en assassinant tous les membres de la sienne à elle, il a levé les yeux sur sa belle et comme dans le cas de Roméo et Juliette, il est tombé amoureux. La situation est plus que précaire. Par ailleurs, elle fait à ce moment-là le deuil de sa mère qui vient de les quitter pour l'au-delà. Il n'est pas question du père dans l'histoire mais il lui reste un frère qui, ruiné, a manigancé un marriage d'arrangement pour sa soeur qui ramènerait un confort financier à toute la famille et à leurs suivants. Cette histoire se déroule dans la noblesse anglo-écossaise du 18e siècle mais elle pourrait très bien se situer dans la bourgeoisie d'aujourd'hui.
Bien évidemment, Lucia n'a aucune envie d'épouser un mièvre imposteur opportuniste mais, bien vite, elle se sent oppressée d'accepter le plan carriériste tricoté par son frère Enrico et appuyé avec force par le ministre religieux Raimondo qui lui conseille vivement de s'y prêter. Au moment où elle hésite encore à se résigner, son horrible frère - qui avait pris soin d'intercepter les lettres d'amour d'Edgardo - lui tend frauduleusement une fausse lettre malicieuse dans laquelle se lisent des propos mensongers voulant qu'Edgardo se serait donné à une autre. Dévastée, elle signe l'acte de mariage.
PURE WOOL
Sur ces entrefaites surgit le bien-aimé que tout le clan s'empresse de chasser et de torpiller en lui donnant à lire l'acte de mariage signé par sa belle qui, on le sait mais lui ne le sait pas, a été outrageusement trompée et manipulée par son odieux frère. S'ensuit une déconvenue où Lucia se rend compte de la méprise organisée, de la médisance écrite, de la tromperie nombriliste, berf de la gigantesque manigance traitresse qui la rendra folle. Elle comprend la machination dont elle était la première victime et l'homme de sa vie, la seconde, son frère comptant sur le soutien muet de la majorité silencieuse plus ou moins complice. Alors, Lucia de Lamermoor déraille. Elle saute une coche.
Crime passionnel
La noce allant bon train, Lucia, seule avec son époux opportuniste s'empare d'un couteau et le tue. Pas sur scène heureusement mais on entend la rumeur et puis elle réapparaît sur scène, chancelante mais souriante et délivrée. Quelque part, on est soulagé pour celle qui est en plein délire de s'être dépêtrée d'un supplice à vie. Pause. Le rideau se relève sur Edgardo se torturant à l'idée que l'amour de sa vie se trouve en pleine extase amoureuse avec un autre. Puis à son tour d'entendre une nouvelle rumeur : Luclia ne survivra pas à autant de malheur.
Elle ne reverra pas le soleil se lever. Alors, il souffre à son tour atrocement et en double, témoin du double glas de leur amour et de la fidélité à toute épreuve de celle qu'il aime et avec qui il avait échangé des voeux de fidélité éternelle. Le cortège passe... Il se suicide en lui exprimant son espoir de la retrouver au ciel.
Prêt à tout pour ne pas perdre son statut
De fait, ce n'est certainement pas son crime à elle qui l'a rendue folle mais bien celui de son frère qui lui a caché les lettres d'amour d'Edgardo, les a remplacées par une lettre malicieuse pour lui faire accepter son plan machavélique, ses visées de pouvoir par le biais de l'importeur qui la souhaitait pour épouse. Et s'il n'y avait que cela ! ... mais le retour inattendu d'Edgardo qui, sur les entrefaites exige de savoir de la bouche même de Lucia s'il s'agit bien là de sa signature alors qu'à elle, il lui apparaît bien évident à nouveau dès ce moment-là qu'il est son seul mari possible mais qu'elle vient de le perdre par sa propre bêtise et trop inévitable confiance en son traître frère.
Quoi de neuf sous la lune ?
On est face au honteux, à l'horriblement cruel, à la méchanceté pure, à une alliance d'affaires hypercontrôllante et tragique, tricotée par abus de pouvoir dans le but de servir des intérêts personnels quelque dévastateurs qu'ils soient. Une histoire horriblement triste comme on en voit encore aujourd'hui. Heureusement, les choses ne doivent pas nécessairement se terminer dans le meurtre, la mort et la folie d'amour et enfin le suicide du jeté pour compte de nos jours, surtout que telles manoeuvres ne sont plus réservées aux femmes en raison des transpositions récentes au pouvoir social. Lucia, par son geste fatal, refuse d'adhérer à la malhonneteté et ferme par amour pour l'exclus le club des gentlemen qui l'accable, club qui ne se préoccupe absolument pas du malheur qu'il cause à l'extérieur de son petit cercle nombriliste.
Summum du romantisme au sein des opéras
Selon l'Encyclopédie Universalis, Lucia di Lammermoor constitue, avec Norma de Vincenzo Bellini, le sommet du romantisme italien pré-verdien. On y retrouve d'ailleurs un air rappelant l'air principal si beau et si connu de l'opéra Norma.
La performance de l'OPÉRA DE MONTRÉAL
SUBLIME ! Le premier air de Lucia chanté merveilleusement par Eglise Gutierrez de sa voix cristalline alors qu'elle est jeune première amoureuse donne le goût de chanter le bonheur et de danser le ballet tout en admirant sa grâce et ses gestes nobles et gracieux. Suivi du duo extraordinaire au sommet de leur bonheur avec son amoureux Edgardo interprété magnifiquement par Stephen Costello, superbe dans son costume écossais cuiré. Le fond de la scène rappelle les paysages d'un grand peinte anglais, Gainsborough, contemporain à l'histoire.
| En seconde partie de la vidéo, le baryton-basse Pierre-Étienne Bergeron lors d'un MétrOpéra à Montréal à l'automne 2007 |
Le choeur forme à plusieurs reprises des tableaux scéniques très beaux et aussi très loquaces quant à sa position soutenant le clan contre l'amoureux torpillé.
Les autres rôles masculins sont remarquables aussi, dont le jeune baryton-basse Pierre-Étienne Bergeron dans le rôle de Normanno ainsi qu'Alain Coulombe, basse, celui-ci tout particulièrement lorsqu'il vient annoncer le crime passionnel perpétré par Lucia.
De nouveau Eglise Gutierrez qui donne une performance éblouissante et très remarquée par le public à son retour sur scène pour son double délire exécutant ainsi son atroce malheur. L'odieux intermédiaire Jorge Lagunes chante bien aussi mais on n'apprécie pas lesméchants trop froids et égocentriques.
Le dernier acte est extrêmement émouvant avec tous les convives complices dans leur envie de vouloir maintenir leur statut sans trop d'efforts et le frère traître et calculateur qui est soudainement moins sûr d'avoir bien fait de demander à sa soeur sans aucuns regrets ni gêne de penser à lui et de lui sacrifier son bonheur pour les bienfaits de sa fortune à lui alors que lui n'avait aucune solidarité ni même aucune pensée pour elle.
Bien sûr, ce sont les deux amoureux Eglise Gutierrez et Stephen Costello qui sont les grands élus de la soirée, autant pour leurs rôles respectifs que pour leur performance éblouissante.
Quelques citations de la traduction française tirées du dernier acte
« Que sa main souillée de sang ne nous attire pas la colère du ciel », supplique Raimondo.
« Je tremble de tous mes membres », affirme Lucia, puis dans son délire, « Une joie indicible envahit tout mon coeur », puis enfin alors qu'elle confond les hommes qui se trouvent devant elle, croyant s'adresser à Edgardo « Notre vie sera comme un sourire du ciel clément ». On a soudainement envie que son chant de détresse cristallin fasse éclater toute la verrerie du monde et tout particulièrement celle du cercle d'intolérants.
Bien sûr, ce superbe opéra romantique s'est terminé par une longue ovation à l'Opéra de Montréal.
Hyperliens
Opéra de Montréal
Le roman en ligne, et sa stupéfiante page 509
Norma
Encyclopédie Universalis
Un roman d'amour ornithologique au Biodôme
Louise de Ramezay et son moulin à scie - Mythe et réalité
Carnet de QUÉBEC : un itinéraire en images et en mots
L’art de défendre ses opinions expliqué à tout le monde
ANNONCE, ARGUMENT, DISTRIBUTION ET PRODUCTION
Montréal, le 29 avril 2009
L’Opéra de Montréal clôture sa 29e saison avec une production éclatante, véritable chef-d’œuvre du bel canto, Lucia di Lammermoor de Gaetano Donizetti. Œuvre tragique la plus célèbre du compositeur italien, Lucia di Lammermoor remporte toujours les suffrages des amants de l’art lyrique. Pour faire vivre ce drame amoureux, lieu des émotions exacerbées – qu’on pense à la scène de folie délirante de Lucia –, l’Opéra de Montréal a réuni, dans les rôles-titres, deux étoiles montantes de la scène lyrique internationale : la soprano colorature cubaine Eglise Gutierrez dans le rôle de Lucia et le ténor américain Stephen Costello dans celui de son amant Edgardo. S’illustrant dans la peau des héroïnes belcantistes, Eglise Gutierrez, pour qui le rôle de Lucia est devenu une signature, recevait notamment le titre d’« Artiste de l’année 2009 » au Savonlinna Opera Festival en Finlande. Dans cette production du Dallas Opera, le baryton Jorge Lagunes (Enrico), la basse Alain Coulombe (Raimondo), le ténor Antoine Bélanger (Arturo), le baryton-basse Pierre-Étienne Bergeron (Normanno) et la mezzo Sarah Myatt (Alisa) complètent la distribution. La mise en scène est signée David Gately; les éclairages sont d’Anne-Catherine Simard-Deraspe. Le chef américain Steven White dirige l’Orchestre Métropolitain et le Chœur de l’Opéra de Montréal.
À l’affiche depuis 1835 !
Lucia di Lammermoor est certes un opéra spectaculaire et l’on peut comprendre que l’œuvre n’ait jamais quitté l’affiche depuis sa création en 1835 obtenant les grandes faveurs des mélomanes du monde entier malgré son sujet sombre et fantastique. Toute l’action se déroule sur fond de luttes entre familles rivales et dans le contexte des guerres entre catholiques et protestants. Le livret est une habile adaptation du roman de Walter Scott, La fiancée de Lammermoor (1819), lui-même inspiré d’un fait divers réel qui se serait déroulé en Écosse au XVIIe siècle au cours duquel une jeune femme noble aurait assassiné, la nuit de ses noces, son époux détesté, et en serait devenue folle.
Dans Lucia di Lammermoor, le génie de Donizetti se décline tant par une solide construction dramatique que par une somptueuse richesse mélodique. Donizetti réussit, par sa musique, à caractériser à la perfection les personnages devenus des archétypes de l’opéra à la fois belcantiste et romantique italien. Écrit en six semaines, dans une période très prolifique du compositeur, Lucia di Lammermoor concilie avec beaucoup d’équilibre un chant d’une très grande virtuosité et un dramatisme soutenu. Et bien que le sommet de l’œuvre culmine au troisième acte dans la célèbre scène dite « de la folie » de Lucia, qui requiert de l’interprète technique, souplesse et agilité, Donizetti maintient l’intensité dramatique au fil d’ensembles vocaux (notamment le célébrissime sextuor au final du deuxième acte) et de choeurs. Le rôle d’Edgardo, l’amoureux enflammé qui rejoint Lucia dans la mort, illustre de façon poignante le maelström d’émotions du héros romantique.
Plus d’une interprète ont immortalisé le rôle de Lucia et chanté la partition exigeante de l’héroïne de Donizetti, qu’on pense à Nelly Melba (1889), Lily Pons (1935), et plus près de nous, Maria Callas (1952) et Nathalie Dessay (2002 – version française).
L U C I A D I L A M M E R M O O R
de GAETANO DONIZETTI
A R G U M E N T
En Écosse, à la fin du 17e siècle, un château dans des landes brumeuses. Enrico veut donner sa sœur Lucia en mariage à Arturo, union qui pourrait rétablir la situation financière précaire de sa famille. Mais Lucia aime l’ennemi juré de son frère, Edgardo, avec qui elle a échangé des serments d’amour éternel. Enrico fait pression sur sa sœur qui, désespérée, finit par céder. Mais au beau milieu de la célébration du mariage, Edgardo surgit pour accuser Lucia de l’avoir trahi. Devenue folle, Lucia assassine Arturo pendant la nuit de noces et meurt de douleur. Edgardo ne peut vivre sans elle et se poignarde sur la tombe de ses ancêtres.
Opéra : Lucia di Lammermoor de Gaetano Donizetti
Genre : Drame tragique
Structure : En trois actes
Langue : En italien avec surtitres français et anglais
Livret : Salvatore Cammarano (d’après The Bride of Lammermoor de Walter Scott)
Création : Naples, Teatro San Carlo, le 26 septembre 1835
Production : Dallas Opera
Dernière production à la compagnie : février 2001
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DISTRIBUTION
Lucia
Eglise Gutierrez, soprano (Cuba)
Étoile montante de la scène internationale, Eglise Gutierrez fait de plus en plus sa marque sur les scènes européennes et américaines notamment dans le bel canto. Nommée «Artiste de l’année 2009» par le Festival d’opéra Savonlinna en Finlande, ses débuts en 2009-2010 comprennent le Royal Opera House Covent Garden, le Teatro del Maggio Musicale Fiorentino, le Teatro Real de Madrid, le Ravinia Fesitval, le Vancouver Opera et l’Opéra national de Grèce. Parmi ses rôles-clés, Lucia dans Lucia di Lammermoor, rôle qu’elle a tenu entre autres au Teatro Colón et sur les scènes de Bogotá, Hartford, Mexico City et Savonlinna. Débuts à la compagnie.
Edgardo
Stephen Costello, ténor (États-Unis)
Ses débuts lors de l’ouverture de la saison 0708 du Metropolitan Opera annonçaient l’arrivée d’un nouveau grand ténor. Son Arturo (Lucia di Lammermoor) lui a valu l’invitation à chanter Edgardo la même saison. Parmi ses autres engagements : des débuts au Royal Opera House Covent Garden en 2009-2010, un retour au Met pour l’ouverture de la saison 2011-2012, des débuts au Lyric Opera de Chicago, au San Francisco Opera, au Festival de Glyndebourne, au San Diego Opera et à l’Opéra d’État de Vienne. Aussi cette saison : Rodolfo (La bohème) au Deutsche Oper Berlin et au Cincinnati Opera. Dernière présence à la compagnie : Le Gala (2006).
Enrico
Jorge Lagunes, baryton (Mexique)
Il fait ses débuts internationaux au New York City Opera en 1998 dans le rôle d’Escamillo (Carmen). La même année, il fait ses débuts européens dans Luisa Fernanda au Teatro La Zarzuela de Madrid. En 2001, il chante Germont (La traviata) au LA Opera; en 2002, Franco Zeffirelli l’engage pour chanter dans sa production de La traviata. Récemment : Lescaut (Manon Lescaut) et Escamillo (Carmen) au Teatro dell'Opera de Rome, des emplois au Washington National Opera (La traviata et Andrea Chénier), et ses débuts au Tel Aviv Opera House dans le rôle-titre de Rigoletto. Débuts à la compagnie.
Raimondo
Alain Coulombe, basse (Canada)
Au cours des récentes saisons, Alain Coulombe a chanté Sarastro (La flûte enchantée), Doctor Grenvil (La traviata) et Zuniga (Carmen) pour le Canadian Opera Company, Collatinus (The Rape of Lucretia) à l’Opéra de Montréal, Sparafucile (Rigoletto) avec le Pacific Opera Victoria, Sénèque (Le couronnement de Poppée) au Cleveland Opera, Comte Horn (Un bal masqué) au Vancouver Opera, Colline (La bohème) à Edmonton et à l’Opéra de Québec et Créon (Médée) au Toronto Opera Atelier. Il chante Masetto dans le film Don Giovanni Unmasked, gagnant d’un prix Gémeau. Au disque, on le retrouve sur étiquettes Centrediscs et CBC. Dernière présence à la compagnie : Le Gala (2007).
Lord Arturo Bucklaw
Antoine Bélanger, ténor (Canada)
Prix du Conservatoire de musique de Montréal, Antoine Bélanger a fait ses débuts à l’Opéra de Montréal dans le rôle de l’Amant (Il tabarro), interprétant par la suite le Commissionnaire (La traviata), un Juge (Un bal masqué) et Tybalt (Roméo et Juliette). Il s’est également produit avec l’Atelier lyrique de l’OdM en incarnant Cecco (Le monde de la lune) et Gonzalve (L’heure espagnole). Parmi ses autres rôles, on note Spalanzani (Les contes d’Hoffmann) et Don José (La tragédie de Carmen) à l’Opéra-Théâtre de Rimouski, Eisenstein (La chauve-souris) en tournée avec les Jeunesses Musicales du Canada et Don Ottavio (Don Giovanni) au Vermont International Opera Festival. Dernière présence à la compagnie : La fanciulla del West (2008).
Normanno
PIERRE-ÉTIENNE BERGERON, baryton-basse (Canada)
Pierre-Étienne Bergeron a interprété Ramiro (L’heure espagnole), Ernesto (Il mondo della luna) et Guglielmo (Così fan tutte) avec l’Atelier lyrique de l’Opéra de Montréal. Parmi ses engagements dans les saisons récentes : Truman (A Chair in Love) au Festival de Buxton et au Millenium Centre de Cardiff, le Festival Orgue et Couleurs au Jardin botanique de Montréal, le festival Bel Canto OSM à Knowlton, Siméon (L’enfant prodigue) avec l’Orchestre de la francophonie canadienne, le Comte Almaviva (Les noces de Figaro) au Centre for Opera à Sulmona en Italie, et Papageno (La flûte enchantée) et Dr Falke (La chauve-souris) en tournée pancanadienne avec les Jeunesses musicales du Canada. Dernière présence à l’OdM : La fanciulla del West (2008).
Alisa
Sarah Myatt, mezzo-soprano (Canada)
Sarah Myatt a été membre de l'Atelier lyrique de l'Opéra de Montréal. Parmi ses prestations sur la scène lyrique, elle compte Berta dans Le barbier de Séville et Stefano (Roméo et Juliette) avec l’Opéra de Montréal; Erika (Vanessa), la Tasse chinoise et la Chatte (L'enfant et les sortilèges), Radamisto (Radamisto) et le Compositeur (Ariane à Naxos) avec Opéra McGill et Dinah (Trouble in Tahiti), Mastrilla (La périchole) et la mère (Les contes d'Hoffmann) avec Opera Nuova. En tant que soliste, elle a été invitée par le Studio de musique ancienne de Montréal, le St. Cecilia Concert Series, le Theatre of Early Music, le Festival International de musique baroque de Lamèque, le Symphony Nova Scotia, l’Orchestre symphonique de Trois-Rivières et le Newfoundland Symphony Orchestra. Dernière présence à la compagnie : Madame Butterfly (2008)
PRODUCTION
Chef
Steven White (États-Unis)
Il compte parmi les chefs lyriques les plus en demande en Amérique du nord. Directeur artistique de Opera Roanoke, il y a dirigé presque toutes les productions de la compagnie depuis 1999. Il dirigeait récemment Rolando Villazon et le Greek National Radio Symphony Orchestra dans une série de concerts diffusés à l’échelle internationale provenant des Nations-Unies et du Alice Tully Hall. À cela s’ajoutent Le siège de Corinthe avec le Baltimore Opera, Les puritains au Vancouver Opera, L’enlèvement au sérail au Michigan Opera Theatre, des concerts au Spoleto Festival USA, Lucia di Lammermoor au Syracuse Opera et Les noces de Figaro au Naples Philharmonic. Débuts à la compagnie.
Metteur en scène
David Gately (États-Unis)
Il mettait récemment en scène L'élixir d'amour au Dallas Opera, Madame Butterfly au Seattle Opera, La bohème au Florida Grand Opera, Les contes d’Hoffmann à Edmonton, La flûte enchantée aux Cincinnati et Vancouver Operas, A Midsummer Night's Dream aux Florentine et Glimmerglass Operas et Rigoletto au Utah Opera. Plusieurs compagnies lyriques aux États-Unis et au Canada ont présenté sa remarquable mise en scène de Don Pasquale au far west dont l’Opéra de Montréal en 2005. Au cours des récentes années : Carmen aux Opéras Austin Lyric et Vancouver, Angels in America à Fort Worth et Don Pasquale à Opera Colorado. Dernière présence à la compagnie : Don Pasquale (2005).
Concepteur des décors
HENRY BARDON† (Tchéquie/États-Unis)
Le tchèque Henry Bardon a été l’un des plus éminents concepteurs de décors d’Europe, laissant en héritage des décors pour l’opéra, le ballet et le théâtre musical. Il signe sa première scénographie lyrique américaine avec le Dallas Opera en 1972 : Lucia di Lammermoor. Il a aussi signé des scénographies pour l’Opéra royal de Suède, le Teatro Nacional de São Carlos de Lisbonne, l’Opéra d’État de Vienne et De Nederlandse Opera d’Amsterdam. Pour le Royal Opera House Covent Garden, il a dessiné les décors des ballets Cendrillon et La belle au bois dormant et de l’opéra Cosi fan tutte; au théâtre musical, il conçoit les décors de Who Killed Santa Claus? et d’Anne of Green Gables.
Conceptrice des éclairages
Anne-Catherine Simard-Deraspe (Canada)
Au théâtre, elle a conçu les éclairages pour Les fourberies de Scapin (Théâtre Denise-Pelletier), Le caillou de Saturne (Théâtre du p'tit loup), Le père Léonidas et la Réaction (Montréal Arts Interculturel), Ce fou de Platonov (Théâtre Prospero); Molière en hiver (Bain St-Michel) et Théâtre sans animaux (Théâtre La Licorne). À l’opéra, elle a réalisé les éclairages pour Il tabarro/Suor Angelica (Opéra de Montréal, 2006) et était assistante aux éclairages pour Thaïs (Palm Beach Opera). Directrice technique et conceptrice pour I Musici de Montréal, elle est présentement directrice technique au Centre d'Arts Orford. Dernière présence à la compagnie : Le barbier de Séville (2008).
Chef de chœur
Claude Webster (Canada)
Lauréat de nombreux concours canadiens et américains, le pianiste Claude Webster a effectué plusieurs tournées au Canada, aux États-Unis, au Japon, en France, en Suisse et en Grèce. Comme soliste, il se produit avec l'Orchestre symphonique de Montréal, l'Orchestre Métropolitain, l'Orchestre de chambre Radio-Canada et l'Orchestre du Centre National des Arts d'Ottawa. Ses débuts au Carnegie Recital Hall de New York ont suscité les éloges du New York Times. Il compte trois enregistrements avec chanteurs et flûtiste (ATMA/SNE, Radio-Canada/Dobermann et Analekta) et un enregistrement de Nocturnes de Chopin. Inscrit en 1994 comme stagiaire à l’Atelier lyrique de l’Opéra de Montréal, il y œuvre à titre de chef de chant principal. Dernière présence à la compagnie : Starmania Opéra (2009).
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PréOpéra - conférence sur l’œuvre, donnée par le musicologue Pierre Vachon avant chaque représentation, à 18 h 30, au Piano Nobile de la PDA.
MétrOpéra - événement urbain présenté dans le métro, en collaboration avec la STM, les 19, 20 et 21 mai 2009 aux stations Berri-UQAM et Place des Arts à 16 h 30.
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Opéra de Montréal | Saison 2009-2010
Salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts (PDA)
Puccini – Gianni Schicchi/Leoncavallo – Pagliacci (Programme double) | 26 et 30 septembre 2009, & 3, 5, 8 octobre 2009 à 20 h
Mozart – La flûte enchantée | 7, 11, 14, 16, 19 novembre 2009 à 20 h & 2 novembre 2009 à 14 h
Puccini – Tosca | PRODUCTION 30e ANNIVERSAIRE | 30 janvier, 3, 6, 8, 11 février 2010 à 20 h & 13 février 2010 à 14 h
Verdi – Simon Boccanegra | 13, 17, 20, 22, 25 mars 2010 à 20 h
Massenet – Cendrillon | 22, 26, 29, 31 mai 2010 & 3 juin 2010 à 20 h
Le Gala | 14e édition, le 6 décembre 2009 à 14 h
Monument-National -
Atelier lyrique de l’Opéra de Montréal
Gagnon-Tremblay – Nelligan | 6, 8, 10, 11 mars 2010 à 20 h & 13 mars 2010 à 14 h
** Tous les opéras sont présentés en langue originale, avec surtitres bilingues projetés au-dessus de la scène.
Vente de Billets
Abonnement
OPÉRA : abonnement à 4 productions (Pagliacci/Gianni Schicchi, La flûte enchantée, Simon Boccanegra, Cendrillon)
OPÉRA PLUS : abonnement à 5 productions (OPÉRA + Tosca OU Nelligan)
OPÉRA PLUS + : abonnement à 6 productions (OPÉRA + Tosca + Nelligan)
NOUVEAUTÉ DU 30e : le lundi, les abonnés bénéficient d’une réduction allant jusqu’à 30%.
Pour s’abonner
- Opéra de Montréal uniquement : 514-985-2258 / 1 877 385-2222
- Offert à partir de 151 $, du 1er avril au 8 octobre 2009
Abonnement pour les 18 à 30 ans : La banque TD t’emmène à l’opéraGrâce au soutien de TD Canada Trust, l’Opéra de Montréal poursuit son offre spéciale d’abonnement destinée aux jeunes de 18 à 30 ans : 30 $ le billet avec l’abonnement ! Achat minimal requis de deux opéras de la saison régulière. Abonnements offerts dès le 10 août 2009 à la billetterie de l’Opéra de Montréal, et dès le 9 octobre 2009 à la billetterie de la Place des Arts.
Billets à la pièce
Billetterie de la Place des Arts : 514-842-2112 • 1 866 842-2112
À partir de 46 $ et en vente dès le 5 août 2009.
operademontreal.com
Pour obtenir plus de renseignements sur les productions, les événements spéciaux et les programmes éducatifs, les formules d’abonnement, le prix des billets simples et de groupe, les forfaits PRIMA et corporatifs.
Pour en savoir plus sur le roman La fiancée de Lammermoor de Walter Scott : critique de Karine ou celle de Marque ta page ou lire le roman en ligne
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